Plus d’un an de poker… et toujours pas riche : ce que mon tracker m’a appris

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Quand j’ai commencé à jouer sérieusement au poker, j’imaginais qu’avec du travail, de la motivation et quelques centaines de tournois, ma bankroll allait rapidement décoller.

Plus d’un an plus tard, la réalité est différente.

Je ne suis pas devenu riche.

Je n’ai pas encore atteint les 10 000 € de bankroll dont je rêve.

Et pourtant, en regardant les statistiques de mon tracker, j’ai réalisé quelque chose d’important :

Je ne suis peut-être pas aussi loin du but que je le croyais.

Le piège des résultats à court terme

Quand on débute, on regarde surtout l’argent gagné ou perdu.

Une bonne semaine ?

On pense progresser.

Une mauvaise semaine ?

On se croit devenu mauvais.

Le problème, c’est que le poker de tournoi est un jeu extrêmement volatile.

On peut jouer correctement pendant des semaines sans résultat spectaculaire.

Et parfois gagner un tournoi après avoir commis plusieurs erreurs.

Les résultats à court terme racontent rarement toute l’histoire.

Ce que montre réellement une courbe

En regardant mon tracker, j’ai observé plusieurs choses.

D’abord, ma courbe générale monte.

Pas de façon spectaculaire.

Pas de manière régulière.

Mais elle monte.

J’ai connu plusieurs périodes difficiles.

Des bad beats.

Des éliminations frustrantes.

Des séries de tournois sans résultat.

Pourtant, la tendance générale reste positive.

Cela signifie que malgré mes erreurs, je fais probablement plus de bonnes décisions que de mauvaises.

La différence entre jouer et travailler son jeu

Pendant longtemps, je pensais progresser simplement parce que je jouais.

C’est une erreur fréquente.

Jouer permet d’acquérir de l’expérience.

Mais l’expérience seule ne suffit pas.

Un joueur qui répète les mêmes erreurs pendant deux ans ne progresse pas forcément davantage qu’un joueur qui débute.

La véritable progression commence lorsqu’on analyse ses mains.

Lorsqu’on cherche à comprendre pourquoi une décision était mauvaise.

Lorsqu’on accepte de remettre certaines habitudes en question.

Les trois questions que je vais désormais me poser

Après chaque session, je vais me demander :

Quelle a été ma plus grosse erreur ?

Pas dix erreurs.

Une seule.

La plus importante.

Quelle situation me pose encore problème ?

Push ou fold ?

Défense de blindes ?

Bulle ?

Lecture des profils récréatifs ?

Identifier le problème est déjà un grand pas vers sa résolution.

Que vais-je corriger avant ma prochaine session ?

Une seule correction à la fois.

Parce qu’essayer de tout améliorer simultanément est souvent le meilleur moyen de ne rien améliorer du tout.

Les chiffres ne mentent pas

Les émotions sont utiles.

Mais elles ne remplacent pas les statistiques.

À partir d’aujourd’hui, je vais suivre plus sérieusement :

  • le nombre de tournois joués ;
  • le ROI ;
  • le pourcentage d’ITM ;
  • les tables finales ;
  • les victoires ;
  • les erreurs récurrentes.

Mon objectif n’est plus simplement de jouer.

Mon objectif est de mesurer ma progression.

Le vrai défi

Le plus difficile au poker n’est pas d’apprendre les règles.

Ce n’est même pas de comprendre les bases de la stratégie.

Le plus difficile est de rester discipliné lorsque les résultats tardent à venir.

Continuer à travailler quand la bankroll stagne.

Continuer à analyser quand on préférerait simplement lancer un nouveau tournoi.

Continuer à apprendre quand on a l’impression de faire du surplace.

Mon objectif pour les 100 prochains tournois

Je vais aborder les 100 prochains tournois comme une expérience.

Je vais essayer d’oublier les gains et les pertes.

Je vais me concentrer sur :

  • la qualité de mes décisions ;
  • l’analyse de mes erreurs ;
  • ma discipline ;
  • mon volume de jeu.

Parce qu’au final, ce ne sont pas les émotions qui construisent une bankroll.

Ce sont les bonnes décisions répétées des milliers de fois.

Et c’est exactement ce que je compte faire.

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